La littérature, plus qu'une passion, un engagement.

    J'écris car je suis née en rêvant que tout était possible... Et je continue de considérer que mes efforts, des plus infimes aux plus intenses, me permettront d'agir favorablement sur mon environnement et mon entourage. Absolument et définitivement idéaliste, le monde tel qu'il est ne me convient pas toujours. En écrivant, je le répare, je le polis, le façonne selon mes envies et mes désirs. (Eh oui, pour exercer ce métier il faut être légèrement mégalomane...)

A dix-huit ans, je me suis reconnue humaniste et j'ai voulu prendre soin des personnes désemparées et souffrantes. J'ai fait des études me permettant d'être au plus près des gens. Plus tard, après quelques années de pratique à l'hôpital et en PMI (Protection Maternelle et Infantile), j'ai réalisé que cette façon de prendre soin des autres n'était pas ma façon de prendre soin des autres. Ecrire est aussi un moyen généreux de prendre en compte les peines et joies d'autrui. Le bonheur des proches et des étrangers est un délice dont j'aime aussi parler... Ces expériences auprès d'hommes et de femmes en grande précarité m'ont scandalisée. Ma révolte est le ferment même de mon inspiration.

Ecrire rend l'ordinaire acceptable. Ecrire me permet de crier mon indignation. J'espère que mes textes peuvent éclairer mes lecteurs sur différents aspects d'une situation.

J'ai besoin d'exalter la Beauté que je décèle dans ceux que la multitude dénigre, voire exècre. Voilà pourquoi l'apatridie, le péril exilique,  la situation déplorable  des clandestins en Europe font partie de mes thèmes de prédilection...